OUVRIER PAYSAGISTE

Autres dénominations : Jardinier d'espaces verts, Ouvrier JEV

Mission

L’ouvrier paysagiste réalise les opérations techniques de création, d’aménagement et d’entretien

d’espaces verts, de parcs et jardins ou de terrains de sport (football, golf, tennis...).

Activités

L’ouvrier paysagiste réalise des opérations de

création ou d’aménagement de l’espace vert à partir

des plans de travaux transmis :

Il prépare les sols (terrassements, drainages, bêchage,

désherbage…), effectue les semis et les plantations de

végétaux et les protège (bâche, écorce de pins, grillage…).

Il procède à l’engazonnement en utilisant les méthodes

adaptées à la topographie du sol, les équipements déjà

implantés (arrosage intégré…) .

Si nécessaire, il installe les équipements (arrosage

automatique, éclairage, jeux, mobiliers, clôtures…) et peut

réaliser la maçonnerie légère (bordures, dalles, pavés…).

L’ouvrier paysagiste réalise des opérations

d’entretien de l’espace vert :

Il taille les arbres et arbustes pour obtenir des formes

particulières (taille ornementale) .

Il effectue l’entretien des surfaces par le binage des massifs,

le ramassage des feuilles, le décapage de la mousse ou le

débroussaillage...

Il réalise l’entretien des gazons (tonte, scarification,

aération...) et régule la croissance des plantes en apportant

les éléments nécessaires (eau, engrais, traitements

phytosanitaires...).

Il règle et répare si besoin le système d’arrosage.

L’ouvrier paysagiste peut être amené à conduire des engins spécifiques

(tractopelle…).

Conditions d'exercice

L’ouvrier paysagiste réalise ses activités dans le cadre d’une entreprise du

paysage ou d’une collectivité territoriale. Il exerce sous l’autorité d’un chef

d’équipe, d’un conducteur de travaux ou directement d’un chef d’entreprise.

Ses tâches varient selon la spécialité de son employeur (création,

entretien, terrains de sport, arrosage intégré…) et l’organisation de son

établissement qui l’amène à être plus ou moins polyvalent. Ses déplacements

sont fréquents. Son activité se déroule par tous les temps.

Paysage

Paysage

Pour en savoir

Consulter la fiche ROME de l’ANPE n° 41 113, la fiche paysagiste de l’ONISEP et la fiche

paysagiste du CIDJ.

UVRIER PAYSAGISTE

Compétences et qualités

L’ouvrier paysagiste connaît les végétaux (essences, époques de floraison, variétés

caduques, persistantes…), leur développement et leur entretien. Il sait mettre en oeuvre

les méthodes de plantation ou d’engazonnement. Il dispose de bonnes capacités

d’adaptation face à la diversité des chantiers et à leurs conditions de déroulement

(climat…). Il fait preuve d’initiative et d’une certaine endurance physique et doit posséder

le sens de la minutie et du soin. Son sens du contact lui permet de s’intégrer à un

groupe et d’assurer éventuellement de bonnes relations avec la clientèle.

Formation

CAPA/BEPA Travaux paysagers ou Aménagements paysagers

CAPA/BEPA Entretien de l’espace rural ou Entretien et aménagement des espaces naturels

et ruraux

Bac professionnel agricole Travaux paysagers ou Aménagements paysagers

Bac techno STAE, spécialité Technologie des aménagements

BTSA Travaux paysagers ou Aménagements paysagers

Perspectives d'évolution

L’ouvrier paysagiste, grâce à une formation complémentaire spécifique, peut se spécialiser

dans un domaine précis (installation d’arrosage intégré, élagage, maçonnerie ou encore

terrains sportifs, golf …).

En développant une expérience d’encadrement du personnel, il peut devenir chef d’équipe.

Il peut, d’autre part, décider de s’installer comme chef d’entreprise.

Benoît BISSON, ouvrier paysagiste, Douchapt (24).

Quel est votre parcours professionnel ?

J’ai toujours voulu travailler en extérieur, en contact avec la nature. J’ai préparé

un BEPA Elevage et cultures fourragères, puis je me suis finalement tourné vers un

Bac pro Travaux paysagers en apprentissage, dont l’apport a été important tant

sur la partie théorique que pratique. J’ai ensuite poursuivi mes études en BTSA

Aménagement d’espaces verts, également en apprentissage, dans l’entreprise qui

m’emploie actuellement.

Quels sont les principaux attraits de votre métier ?

Mon métier est dur physiquement mais j’y trouve du plaisir, notamment lorsque j’observe le résultat.

La propreté de l’espace et l’esthétique créé donnent de la satisfaction. Je peux ainsi me dire que j’ai

apporté mon « petit cailloux » au chantier. En matière de création, l’ouvrier paysagiste réalise en

quelque sorte la « pièce extérieure » agissant comme le bras droit du concepteur et, en matière

d’entretien, il vise la perfection. Au-delà de la satisfaction technique, j’apprécie également l’ambiance

au sein de l’équipe.

T É M O I G N A G E

Source Guide des Métiers APECITA/ANEFA

MACON DU PAYSAGE

Paysage

Mission

Le maçon du paysage prépare et réalise les travaux de constructions paysagères des espaces

verts, parcs et jardins ou des terrains de sport (football, golf, tennis...).

Activités

Le maçon du paysage assure les travaux préparatoires

aux constructions paysagères :

Il réalise les terrassements et la transformation de terrains

(relevés topographiques, traçages et piquetages de terrain,

nivellement ...), éventuellement à l’aide d’engins motorisés

(tractopelle…).

 

Dans le cadre des travaux de VRD (voieries, réseaux et divers),

il met en place le système de drainage et d’assainissement,

le système d’arrosage, les gaines électriques et assure leur

signalisation.

 

Il remblaie et met en place les différents types de sols

et/ou de revêtements (terre végétale, sols stabilisés ou

synthétiques…).

 

Le maçon du paysage assure les travaux de

constructions paysagères :

Il construit les murets et les escaliers paysagers, les allées de

circulations en dalles, pavés, pierres et en béton désactivé.

 

Il met en place les bassins, cascades et pièces d’eau.

Il pose des constructions modulables associées (pergolas,

claustras, caillebotis, clôtures…).

 

Il met en place les pièces d’éclairages et systèmes électriques

liées aux constructions paysagères.

 

Le maçon du paysage peut être amené à participer

à l’organisation des chantiers de construction paysagère et à encadrer une ou

plusieurs équipes.

Le maçon du paysage contribue à la circulation de l’information à l’intérieur de

l’entreprise par l’élaboration de fiches ou rapports de chantiers, la participation au

bilan technico-économique … et apporte des conseils et des réponses aux clients à

leurs demandes.

Conditions d'exercice

Le maçon du paysage oeuvre dans une entreprise du paysage ou une

collectivité territoriale. Il est placé, selon le cas, sous l’autorité d’un

chef d’équipe, d’un conducteur de travaux ou directement d’un chef

d’entreprise. L’organisation de son établissement peut l’amener à être

polyvalent à l’égard des autres activités d’espaces verts et à occuper

éventuellement des fonctions de chef d’équipe. Ses chantiers diffèrent plus

ou moins selon les activités spécifiques de son entreprise (terrains de sport,

parcs et jardins…) et impliquent des déplacements fréquents.

Paysage

Pour en savoir

Consulter la fiche ROME de l’ANPE n° 41 113, la fiche paysagiste de l’ONISEP et la fiche

paysagiste du CIDJ.

 

ACON DU PAYSAGE

Compétences et qualités

 

Le maçon du paysage maîtrise les techniques de maçonnerie, les techniques

d’espaces verts et connaît les végétaux. Il est capable d’interpréter les plans de

chantier, notamment grâce à ses notions en topographie, et sait apprécier et adapter

les proportions en fonction du terrain. Il fait preuve de précision à l’égard des travaux

de finition et dispose d’une bonne condition physique face aux poids des matériaux à

manipuler ou devant l’accomplissement de tâches nécessitant de l’endurance.

 

 

 

 

 

Formation

CAPA/BEPA Travaux paysagers ou Aménagements paysagers

Bac professionnel agricole Travaux paysagers ou Aménagements paysagers

Bac techno STAE, spécialité Technologie des aménagements

BTSA Travaux paysagers ou Aménagements paysagers

Certificat de spécialisation Constructions paysagères

Perspectives d'évolution

En développant une expérience d’encadrement du personnel, il peut devenir chef

d’équipe.

Avec des compétences complémentaires en gestion de chantier, il pourra postuler comme

 

 

conducteur de travaux paysagers.

Il peut à terme décider de s’installer comme chef d’entreprise.

 

Jean-Pierre JAMIN, maçon du paysage, Floirac (33).

Quel est votre parcours professionnel ?

Après un CAP de dessinateur en bâtiment, j’ai été engagé comme dessinateur

paysagiste dans une entreprise de travaux paysagers. Connaissant au préalable le

milieu agricole, ce secteur m’intéressait. Cependant, ne supportant pas le travail

de bureau, j’ai demandé un poste sur le terrain. J’ai ainsi occupé le poste de chef

d’équipe pour des chantiers de créations paysagères dans la région de Marseille

pendant dix ans. A mon retour en Gironde, j’ai accepté ce poste de cadre dans

une entreprise du paysage.

Quels sont, selon vous, les principaux attraits de votre métier ?

Dans le paysage, contrairement à la maçonnerie et à la construction de maisons, les travaux sont

toujours différents. J’ai ainsi eu l’occasion de participer à de vastes chantiers intéressants tels que celui

du tramway de Bordeaux pour l’engazonnement, le système d’arrosage, l’installation de stations de

pompage et les travaux annexes (plantations, petits murets…). J’ai contribué également à ceux des Jeux

Olympiques de Barcelone dans l’installation de terrains d’entraînement pour les athlètes notamment.

Cette variété nécessite une palette de connaissances techniques pointues importante, de la précision et

une certaine organisation.

T Source Guide des Métiers APECITA/ANEFA M O I G N A G E

ÉLAGUEUR

Autres dénominations : Grimpeur-élagueur, Monteur-élagueur, Élagueur en taille raisonnée

Mission

L’élagueur réalise les opérations techniques de taille en hauteur, d’abattage ou de soins aux

arbres en espaces verts.

Activités

L’élagueur organise ses interventions sur le chantier :

Il repère l’arbre sur lequel il doit opérer et apprécie les

contraintes : stade de développement et physiologie

de l’arbre, état phytosanitaire et mécanique ainsi que

l’environnement.

 

Il établit un mode opératoire selon les caractéristiques

techniques du chantier, au regard du cahier des charges. Il

prévoit le matériel et les techniques de grimpe ou de taille.

 

L’élagueur taille les arbres en respectant les

techniques et les conditions de sécurité :

Il repère et sélectionne les branches nécessitant une

intervention et effectue la taille à l’aide de scies ou de

tronçonneuse à élaguer.

 

Il envisage la taille selon le mode choisi (taille de formation,

d’entretien ou sanitaire, d’architecture, d’accompagnement

ou de reformation) et utilise les techniques d’accès les plus

appropriées afin d’atteindre la couronne, partie supérieure

de l’arbre (lancer de petit sac, cordes d’accès, échelle de

pied, nacelle…).

 

L’élagueur apporte également des soins aux arbres

tels que le nettoyage des plaies. Il peut être amené

à pratiquer l’abattage ou à mettre en oeuvre des

méthodes de consolidation telles que l’aubannage

(mise en sécurité des arbres trop vieux ou dont les branches sont trop grosses afin

d’éviter leur chute).

Conditions d'exercice

Au sein d’une entreprise spécialisée en élagage ou dans une collectivité

territoriale, l’élagueur exerce, selon le cas, sous l’autorité d’un chef d’équipe,

d’un chef de chantier ou directement d’un chef d’entreprise. Il pratique ses

interventions systématiquement accompagné d’un homme de pied. Ses

déplacements sont quotidiens. Bien que travaillant tout au long de l’année,

il est soumis à la saisonnalité découlant des contraintes liées à la biologie de

l’arbre (montée de sève au printemps, chute des feuilles en automne…) ou

aux contraintes de temps (vent, gel, neige, sécheresse…).

Paysage

Paysage

Pour en savoir

Consulter la fiche ROME de l’ANPE n° 41 116, la fiche paysagiste de l’ONISEP et la fiche

paysagiste du CIDJ.

 

Contacter :

ELAGUEUR

Compétences et qualités

 

L’élagueur maîtrise les techniques de taille ainsi que celles d’accès et de déplacement

dans l’arbre, dans le respect des règles de sécurité et du végétal. Il possède une bonne

condition physique, n’est pas sensible au vertige et doit faire preuve de calme et de

 

 

réflexion pour éviter tout risque inutile. Il connaît également l’ensemble des végétaux sur

lesquels il intervient, leur développement et leur entretien. Il est capable de détecter les

maladies et les défauts des arbres et de fournir des conseils à cet égard. L’élagueur

doit fournir un travail fini, propre et esthétique.

 

 

 

Formation

Certificat de spécialisation Taille et soins aux arbres

Certificat de spécialisation Gestion des arbres d’ornement

Perspectives d'évolution

En développant une expérience d’encadrement du personnel, le monteur-élagueur

confirmé peut devenir chef d’équipe, puis après l’acquisition de connaissances supplémentaires,

 

conducteur de travaux (en élagage).

S’il dispose de la formation adéquate, il pourra accéder à un emploi de gestionnaire du

patrimoine arboré ou de technicien de l’arbre urbain.

Il peut, d’autre part, envisager de s’installer comme chef d’entreprise.

 

 

 

Vincent POURREZ, élagueur, Morcenx (40).

Quel est votre parcours professionnel ?

Je souhaitais, dans un premier temps, travailler dans les services des eaux et

forêts. Ayant mis un terme à mes études en seconde, je pouvais difficilement

y accéder. Mon envie de travailler dans le milieu forestier m’a néanmoins conduit à

passer un BEPA en travaux forestiers. Je comptais devenir bûcheron. C’est une fois

que j’ai été embauché comme homme de pied, pour le ramassage des branches

coupées notamment, dans une entreprise du paysage, que j’ai découvert le métier

d’élagueur. Mon objectif fût dès lors d’obtenir un diplôme en taille et élagage.

J’ai repris mes études en alternance puis mon entreprise actuelle m’a embauché

comme élagueur.

Quelles sont les qualités d’un élagueur ?

L’organisation de l’élagueur compte énormément pour son efficacité. Il faut qu’il sache préparer son

chantier puis son intervention dans l’arbre ; monter et descendre trop fréquemment est non seulement

synonyme de perte de temps mais aussi de prise de risques supplémentaire.

T É M O I G N A G E

Source Guide des Métiers APECITA/ANEFA

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